Aider votre enfant à acheter une maison

Bien conseillés - 24 mars 2026

Avec la hausse des prix des maisons, de nombreux acheteurs reçoivent un coup de pouce de la part des parents. Découvrez quatre façons d’aider votre enfant à acheter plus tôt sans compromettre votre propre retraite.

Avec des prix immobiliers vertigineux, les réglementations strictes en matière de prêts hypothécaires et le coût élevé de la vie, les acheteurs d'une première maison sont aujourd'hui confrontés à un enjeu financier majeur. Il n'est donc pas étonnant que tant de personnes se tournent vers leurs parents pour obtenir de l'aide.

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, trois acheteurs canadiens sur dix reçoivent un don pour les aider à acheter leur maison1. En contribuant à la mise de fonds de votre enfant, vous pourriez être en mesure de l'aider à acheter une maison plus tôt, peut-être même des années plus tôt. De plus, votre enfant aura plus de chances de choisir la maison qu'il souhaite, sans avoir à faire de compromis.

Façons d'aider

Voici quatre façons courantes de contribuer à une mise de fonds.

Financer un CELIAPP. Votre enfant n'a peut-être pas les ressources financières nécessaires pour cotiser à un compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété (CELIAPP), mais vous pouvez lui faire un don qu'il pourra ensuite verser dans son compte. La cotisation annuelle maximale est de 8 000 $, et si vous souhaitez offrir une aide supplémentaire pour la mise de fonds, vous pourriez également lui donner des fonds à verser dans son compte d'épargne libre d'impôt (CELI).

En aidant votre enfant à l'avance, votre don peut fructifier à l'abri de l'impôt et votre enfant bénéficie de la déduction fiscale liée au CELIAPP.

Don d'une somme forfaitaire. Lorsque vous faites un don important à votre enfant, vous pouvez constater directement l'impact de votre aide, ce qui n'est pas le cas lorsque vous lui laissez un héritage dans votre testament. Notez que les prêteurs exigent généralement que vous présentiez une lettre de don hypothécaire pour confirmer que votre contribution à la mise de fonds est un don pur et simple, et non un prêt.

Si vous envisagez de recourir à cette méthode, vous pouvez nous consulter pour évaluer l'incidence d'un don sur votre situation financière et vos objectifs à long terme. Nous pouvons examiner les éventuelles conséquences fiscales des retraits et vous aider à déterminer le montant du don qui convient le mieux à votre plan de patrimoine.

Accorder un prêt. Si vous n'êtes pas à l'aise à l'idée de faire un don d'une somme forfaitaire, vous pouvez envisager de prêter cette somme à votre enfant. Dans ce cas, vous devez rédiger un contrat précisant le montant du prêt, les modalités de remboursement, le taux d'intérêt et toute autre condition, dans votre propre intérêt et pour répondre aux exigences de prêteur.

Cosigner le prêt hypothécaire. Il est possible que votre enfant, seul ou avec son conjoint, puisse être en mesure d'effectuer les paiements hypothécaires, sans pour autant être admissible à un prêt hypothécaire en raison de sa cote de crédit, de son niveau d'endettement ou d'un autre facteur. Pour les aider, vous pouvez cosigner leur prêt hypothécaire. Cependant, vous serez tenu de couvrir tout paiement que votre enfant n'est pas en mesure d'effectuer, et la cosignature pourrait limiter votre capacité d'emprunter à l'avenir.

Si vous avez plus d'un enfant

Décider d'aider un enfant à acheter une maison demande plus de réflexion si vous avez d'autres enfants. Lorsque vous n'aidez qu'un seul enfant, vous risquez de créer du ressentiment chez les autres. Une solution consiste à offrir à chaque enfant une somme égale lorsqu'ils décident d'acheter leur première maison.

Si un seul enfant a besoin d'une aide financière, vous pouvez mettre votre testament à jour pour réduire son héritage du montant du don. Ou vous pourriez l'aider en lui accordant un prêt au lieu de lui faire un don en espèces. Quelle que soit la solution choisie, il est important de communiquer votre plan à tous vos enfants.

Utiliser un CELIAPP

Vous pouvez cotiser jusqu'à 8 000 $ par année à un compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété (CELIAPP), jusqu'à un maximum de 40 000 $. Vos cotisations sont déductibles de l'impôt, vos placements croissent à l'abri de l'impôt et vos retraits sont non imposables.

Ce sont les bases, mais voici quelques conseils et stratégies utiles.

Utiliser les fonds d'un CELI. Vous pouvez retirer des fonds de votre compte d'épargne libre d'impôt (CELI), les verser dans votre CELIAPP et recevoir une déduction fiscale correspondant au montant de la cotisation.

Reporter les déductions. Si vous êtes étudiant ou en début de carrière, vous pourriez être dans une tranche d'imposition inférieure et ne pas économiser un montant important d'impôt au moyen de la déduction fiscale. Dans ce cas, vous pouvez reporter la déduction à une année ultérieure, lorsque l'économie d'impôt pourrait être plus importante.

Tirer parti de votre remboursement. Vous pouvez prendre le montant de votre remboursement d'impôt ou de vos économies d'impôt et cotiser ce montant à votre CELIAPP, en utilisant le remboursement pour faire croître votre compte. Vous pourriez aussi verser ce montant dans votre CELI, puis utiliser éventuellement ces fonds pour votre mise de fonds.

 

1 Société canadienne d'hypothèques et de logement, « Enquêtes auprès des consommateurs », 2024.